Dépigmentation volontaire de la peau : l’AFFSAPS met en garde

Publié le 16/11/2011

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) mettent en garde sur les risques liés à la pratique de dépigmentation volontaire (ou d’éclaircissement) de la peau. Cette pratique repose sur l’usage de médicaments ou de préparations magistrales à fort potentiel éclaircissant détournés de leur indication médicale, de contrefaçons de médicaments ou de produits éclaircissants illicites, contenant le plus souvent des dermocorticoïdes d’activité très forte, de l’hydroquinone, voire des dérivés mercuriels. L’incorporation de ces substances est interdite dans les produits cosmétiques éclaircissants de la peau. Ces produits exposent le plus souvent les utilisateurs à des maladies de la peau (infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation, etc.) et peuvent également être à l’origine d’un risque accru de diabète d’hypertension artérielle, de complications rénales et neurologiques. Enfin, leur utilisation par la femme enceinte ou allaitante expose l’enfant à des risques toxiques.

Dans ce contexte, l’AFSSAPS lance une campagne nationale d’information sur les risques liés à l’utilisation de ces produits. Une brochure reprenant les messages clés, destinée au grand public est disponible sur le site Internet de l’Agence.

À noter enfin que des produits cosmétiques éclaircissants unifiants ou anti-tâches sont autorisés à la vente en France et ne sont pas concernés par cette mise en garde.

Quotipharm.com, le 16/11/2011

Source : lequotidiendupharmacien.fr