Demande de fermeture de l’Université Fernando-Pessoa : les dentistes déboutés

Publié le 06/03/2014

La Fédération des syndicats dentaires libéraux (FSDL), qui demandait la fermeture du centre universitaire portugais Fernando-Pessoa vient d’être déboutée par le tribunal de grande instance de Toulon. L’antenne française du centre universitaire portugais Fernando-Pessoa, qui forme notamment des chirurgiens-dentistes, mais aussi des pharmaciens dans le Var et l’Hérault gagne ainsi une première bataille dans le conflit qui l’oppose aux syndicats professionnels.

Mais les protestataires ne comptent pas en rester là et ont prévu de manifester le 14 mars à Paris sous les fenêtres de la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, à qui ils reprochent de ne pas les avoir suffisamment protégés. En juillet, un amendement à la loi relative à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche (dite loi Fioraso) visait en effet à limiter l’implantation d’établissements de formation médicale privés, en renforçant les procédures nécessaires à leur ouverture, exigeant notamment un rattachement à un établissement hospitalo-universitaire français. Ces dispositions non rétroactives n’ont pu être invoquées dans le jugement toulonnais, déplore Patrick Soléra, président de la FSDL.

Du côté de la direction de l’antenne française de l’université portugaise, dénommée aujourd’hui CLESI (centre libre d’enseignement supérieur international), on insiste sur la conformité des formations proposées avec la réglementation européenne. « L’Europe, depuis longtemps, a estimé que tous les diplômes européens, s’agissant des professions de médecin, de dentiste, de pharmacien, sont équivalents, et a donc consacré la reconnaissance de ces diplômes », estime son président Bruno Ravaz.

Les antennes de l’université portugaise de La Garde, près de Toulon, et de Béziers dispensent actuellement des formations diplômantes en pharmacie, odontologie, psychomotricité, orthophonie, kinésithérapie et envisagent d’ouvrir à la rentrée prochaine des cursus en architecture et en criminologie.


Source : lequotidiendupharmacien.fr