COVID-19 : l'officine peut-elle promettre la permanence des soins ?

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Publié le 12/03/2020
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Crédit photo : Phanie et DR

Compte tenu de l'évolution rapide de l'épidémie de COVID-19, la question de la permanence des soins en officine appelle des réponses urgentes. Des solutions devraient être prochainement annoncées.

Dans les prochaines 48 heures, une réunion aura lieu au ministère de la Santé à ce sujet. Objectif, mettre en place des mesures pour assurer la continuité des soins si un ou plusieurs membres de l'équipe officinale sont confinés et ne peuvent plus venir travailler pendant plusieurs jours. Comme l'a souligné Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), lors d'une conférence de presse ce 12 mars, l'épidémie de COVID-19 pourrait atteindre en France le même niveau qu'en Italie « d'ici la fin de la semaine prochaine ». Les étudiants en pharmacie, vraisemblablement ceux inscrits en 5e ou en 6e année, pourraient être appelés en renfort. Ce qui passerait peut-être par une inscription à l'Ordre, comme l'a évoqué sa présidente, Carine Wolf-Thal, et par l'interruption des cours pendant une certaine période. Les étudiants pourraient être fixés dès ce lundi, comme l'a confirmé un responsable de l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), au « Quotidien ».

Le « prêt de salariés » entre officinaux pourrait être une autre solution envisagée. En l'état actuel, selon la circulaire communiquée par la FSPF, « si tous les salariés, ou presque tous les salariés d'une officine, sont absents, l'employeur pourra recruter des salariés remplaçants en CDD, recourir à l'intérim, voire ouvrir son officine seul si son chiffre d'affaires le permet ».

Autre message sur lequel souhaite insister Philippe Besset : « tant que l'on est asymptomatique, il faut rester à son poste. » Ainsi, comme le rappelle le syndicat dans ses recommandations, « la Direction générale du travail (DGT) a précisé que l'exercice du droit de retrait ne saurait se fonder uniquement sur l'exposition au virus ou la crainte qu'il génère ».


Source : lequotidiendupharmacien.fr