Une pharmacienne auditionnée à l’Assemblée sur le Mediator

Confidences sur une affaire sensible

Publié le 07/02/2011
Elle a été la première à chiffrer le nombre de décès imputables au Mediator, dans sa thèse soutenue en juin 2010. « Sans cette évaluation, nous n’aurions jamais connu l’impact dramatique qu’a pu avoir ce médicament au fil des ans », a affirmé le député Gérard Bapt, qui préside la mission d’information parlementaire sur le Mediator. C’est à ce titre que notre jeune consœur, Flore Michelet, a été auditionnée à l’Assemblée nationale, le 26 janvier dernier. Du haut de ses 25 ans, un peu intimidée, mais résolue, la pharmacienne a livré les résultats de son expertise, menée en étroite collaboration avec la pneumologue Irène Frachon, à l’origine des révélations sur la dangerosité du médicament. Pour la première fois, Flore Michelet revient pour ses confrères sur cette affaire qu’elle a vécue de l’intérieur. Devenue « plus attentive » et réfléchie au comptoir, cette adjointe à Quimper veut aujourd’hui s’investir dans la formation pharmaceutique. Confidences d’une consœur discrète et exemplaire.
LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN.- Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir comme sujet de thèse la pharmacovigilance et son application au cas du Mediator ?

FLORE MICHELET.- La pharmacovigilance est un sujet qui m’intéresse et auquel je songeais pour ma thèse à la fin de ma 6e année. Début novembre 2009, avant même le retrait du Mediator, j’ai eu écho des études menées au CHU de Brest par les médecins Irène Frachon et Grégoire Le Gal. J’ai donc pris contact avec eux. Il m’a d’abord fallu leur expliquer le cursus pharmaceutique, qu’ils connaissaient mal.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte