N’EST-ON PAS TENTÉ de dire que la journée de mobilisation n’a rien changé, pas plus que la précédente, celle du 29 janvier, et que, dans ces conditions, la prochaine ne changera rien non plus ? Dans cet exercice particulier, presque spécifique, de la démocratie française, il y a quelque chose de vain. Et d’encore plus vain dans son inutile récurrence.
Les conséquences du 19 mars
Comment sortir de la nasse
Publié le 23/03/2009
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La journée de mobilisation du 19 mars avait une indéniable légitimité dès lors que la récession touche durement les Français en les mettant au chômage, en réduisant leur pouvoir d’achat et en creusant les inégalités. L’argument du pouvoir et de ceux qui le soutiennent : ces grèves sont répétitives, coûteuses et politiques, est lui-même caduc. Un débat oppose la majorité et l’opposition, le gouvernement et ses administrés, sur le plan de relance et sur l’ensemlble des mesures destinées à atténuer le choc de la crise. Il n’est certes pas réglé par une démonstration de force syndicale. Mais la question de l’efficacité de l’action gouvernementale demeure posée.
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