Le gouvernement embarrassé

Chômage : la malédiction ?

Publié le 30/06/2014
Le gouvernement a épuisé toute la phraséologie liée au chômage. Il ne parle plus d’« inversion de la courbe », tente de se réfugier dans la « stabilisation », tout aussi incertaine, constate qu’il est préférable de ne plus faire de pronostic, tandis que Michel Sapin rappelle qu’il n’est plus ministre du Travail, poste auquel François Rebsamen tente essentiellement de trouver des formules sémantiques pour décrire un phénomène qui ravage le pays.

Il n’y avait aucune raison d’exprimer un étonnement douloureux, une surprise choquée, ou un sentiment d’injustice lorsque les chiffres du chômage furent publiés jeudi dernier. On savait en effet que la croissance avait été nulle au premier trimestre. Dès lors qu’on ne crée pas des emplois avec une croissance inférieure à 1,5 %, on ne risque pas d’en créer s’il n’y a pas du tout de croissance. L’environnement n’est pas meilleur : la croissance a été négative de 2,9 % (en rythme annuel) au premier trimestre aux États-Unis.

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