Une ascension irrésistible

Chômage et accablement

Publié le 29/10/2012
Survenant mercredi dernier au terme d’une journée riche en bévues embarrassantes pour le gouvernement, l’augmentation de 1,6 % du nombre de chômeurs (on en compte désormais 3 057 000) a fait l’effet d’une douche froide, bien qu’elle fût prévisible. Le pouvoir n’est pas responsable d’une hausse qui traduit simplement, depuis dix-sept mois, l’effet pervers d’une crise sans précédent. Toute la question porte sur les moyens qu’il se donne pour maîtriser le monstre.

IL A COMMENCÉ son action avec résolution et détermination. On se moque des coups de menton d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, mais, incontestablement, il met les mains dans le cambouis. Il s’est d’ailleurs gardé, à ce jour, de présenter un bilan de ses efforts, mais il ne fait à peu près aucun doute que son volontarisme, même s’il l’a conduit, par l’une de ces contradictions propres à ce gouvernement, à accabler les patrons pendant que Jean-Marc Ayrault et d’autres ministres leur faisaient les yeux doux, a permis déjà de sauver quelques milliers d’emplois.

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