LA CRISE grecque est à la fois financière, économique et politique. Les mesures draconiennes adoptées l’an dernier par le gouvernement ont épuisé le pays, déclenché de graves émeutes qui se poursuivent et n’ont pas entamé le montant de la dette. La preuve est fournie qu’une austérité poussée à son extrême affaiblit un pays au lieu de le ramener à ses équilibres fondamentaux et produit une série d’effets inverses de ceux que l’on recherche. Il faut donc innover, mais l’Union européenne est en panne d’imagination et de bonne volonté.
Un plan de sauvetage introuvable
Chaos grec, chaos européen
Publié le 20/06/2011
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Les mesures prises l’année dernière pour sauver la Grèce de la faillite ont fait monter le taux de chômage jusqu’à 16 %, ont réduit le PNB (produit national brut) de 7 % et n’ont pas renfloué les caisses du pays, toujours désespérément vides. Les Européens tentent maintenant de mettre au point, avec le gouvernement de Georges Papandréou, un nouveau protocole de réduction des déficits grecs. Ils ont beaucoup de mal à se mettre d’accord.
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