Le rapport de force électoral

À chacun sa journée  Abonné

Publié le 28/11/2011
Il y a eu le jour où tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy, parce qu’il remonte dans les sondages, serait sûrement le candidat de la droite, ce qui a balayé l’idée que, étant mal placé, il pourrait se désister. Il y a eu le jour où l’on s’est demandé si François Hollande avait l’étoffe d’un président, le jour où Eva Joly a détruit la crédibilité des écologistes, le jour (jeudi dernier) où François Bayrou a annoncé sa candidature, coupant l’herbe sous le pied à Hervé Morin, qui devait se prononcer hier, celui où Marine Le Pen a cherché à donner un second souffle à sa campagne. Mais rien n’a changé vraiment : M. Hollande fait la course en tête.

M. SARKOZY peut compter davantage sur les erreurs de la gauche que sur ses propres initiatives pour remonter le courant qui risque de le conduire à la défaite. Quand M. Bayrou a signalé ce que personne n’avait vu dans l’accord conclu entre le PS et EELV, à savoir que la France cèderait son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU à un représentant de l’Union européenne, il a donné un prodigieux argument de campagne à la droite, alors que notre pays, grâce à l’intervention militaire en Libye et à la défense de l’euro, vient de gagner en stature internationale.

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