Le pouvoir esquive les réformes

C’est une vision qu’il nous faut  Abonné

Publié le 02/09/2013
D’aucuns jugent habiles la technique réformiste du président de la République : ils estiment, par exemple, qu’il sortira de son projet de réforme des régimes de retraites avec le minimum d’égratignures. Ce qui est vrai. Il a probablement désamorcé la journée de protestation syndicale du 10 septembre, puisqu’il a renoncé à fondre les régimes spéciaux dans le régime général, qu’il ne touche pas à la retraite des fonctionnaires, qu’il prévoit un calendrier lointain pour l’allongement de la durée des cotisations. De la même manière il a tranché le différend entre Manuel Valls et Christiane Taubira au sujet de la nouvelle loi pénale, mais en renonçant à rénover le système judiciaire en profondeur.

ON TROUVERA dans la méthode de gouvernement prescrite au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les éléments de la « synthèse » chère à l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste. Son avantage principal, c’est d’éviter les conflits. On ménageait les courants divers du PS, on tente aujourd’hui de calmer tout le monde, des syndicats au patronat. Au moment de l’exercice du pouvoir, la préoccupation première, celle de ne pas se faire d’ennemis, se traduit par l’abandon de la tâche à accomplir. Pourquoi une profonde réforme des retraites est-elle indispensable ?

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