Remède simple pour crise historique

C’est le monde qui a changé

Publié le 21/05/2013
Jean-Luc Mélenchon estime que l’intervention de François Hollande, jeudi dernier, était affligeante. François Bayrou y a trouvé des points positifs. La droite a accablé le chef de l’État sans même s’être aperçue que, pour une bonne partie, les mesures qu’il a annoncées relèvent non plus du socialisme qu’il a revendiqué une fois encore, mais davantage du social-libéralisme. Sans même remarquer que, sur les régimes de retraites, le nouveau plan de relance en dix ans, la nécessité d’agir pour réduire la dépense publique au lieu d’augmenter les impôts à l’infini, il énonce des solutions que son prédécesseur aurait pu revendiquer.

SUR LES rivalités qui empoisonnent le ministère de l’Économie, le chef de l’État, en exigeant « une seule ligne », a implicitement désavoué Arnaud Montebourg et renforcé Pierre Moscovici. M. Hollande ne fait jamais rien de spectaculaire. Ce qui ne l’empêche pas, peu à peu, de jeter aux orties des idéaux anachroniques et de commencer à appliquer des recettes pragmatiques. Seul François Bayrou l’a reconnu. Le chef du MoDem a insisté sur l’importance qu’il attache au projet de M. Hollande de militer pour la formation d’un gouvernement économique européen.

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