Claustration à domicile

Ces ados qui s’enferment  Abonné

Publié le 22/06/2009
Les 4es Journées adolescents à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) ont abordé le thème de la claustration des jeunes à domicile. Le Dr Marie-Jeanne Guedj, qui dirige le CPOA (Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil), reçoit dans son service 25 jeunes cloîtrés chaque année. Un phénomène dramatique, sous-estimé par les familles et mal connu du corps médical, qui va en augmentant.
Le Dr Guedj voit environ 25 jeunes cloîtrés chaque année

Le Dr Guedj voit environ 25 jeunes cloîtrés chaque année
Crédit photo : DR

LE QUOTIDIEN – Les adolescents ont tendance à vouloir s’isoler du reste du monde. À partir de quand peut-on considérer leur enfermement comme inquiétant ?

Dr MARIE-JEANNE GUEDJ – Les Japonais, qui ont décrit le phénomène des hikikomori et qui compteraient un million de jeunes cloîtrés, considèrent qu’il y a claustration à domicile lorsque l’enfermement dure plus de six mois. Six mois, c’est énorme. Il est sain pour un adolescent de s’isoler… pendant 24 heures. Au-delà, on ne peut pas considérer cet enfermement comme anodin.

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