Relations tendues avec Berlin et Bruxelles

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Publié le 03/06/2013
Les objurgations, conseils ou commandements de la Commission de Bruxelles, les exigences inébranlables de la chancelière Angela Merkel créent un climat qui agace le président de la République. En même temps qu’il prend des mesures fiscales de plus en plus draconiennes, il rappelle aux commissaires qu’il appartient à la France, et non à eux, de dire par quels moyens elle entend assurer son redressement financier. Et en même temps qu’il s’efforce de se montrer plus cordial à l’égard de Berlin, il réaffirme ses propres méthodes.

SANS LUI FAIRE injure, le corps de M. Hollande n’a pas toute la souplesse requise, celle de la ballerine, pour réussir ce grand écart. Les rappels à l’ordre de Bruxelles ne sont que des éléments d’analyse offerts en échange d’un délai supplémentaire de deux ans accordé à la France pour qu’elle réduise son déficit public à un taux inférieur à 3 % du produit intérieur brut (PIB). Il n’y a rien là que M. Hollande veuille désavouer. Il faut être Jean-Luc Mélenchon pour trouver dans les consignes de Bruxelles une « déclaration de guerre ».

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