Une année plus pénible qu’électorale

Bon courage

Publié le 05/01/2012
L’année 2012 ne sera pas seulement celle des élections, bien que l’enjeu de la consultation soit, comme en 2007, d’une importance extrême. Elle sera aussi celle d’une prise de conscience du monde nouveau, inquiétant et incertain qui est devenu le nôtre. Celle d’un affaiblissement, parfois d’une disparition pure et simple, des valeurs, coutumes et traditions auxquelles nous étions tant attachés. Celle d’un appauvrissement social tel que nous ne l’avons pas connu depuis la Seconde guerre mondiale.

LA CAMPAGNE électorale masque parfois la gravité des enjeux. L’avenir du pays ne se jouera pas sur l’embauche de fonctionnaires ou sur le vote des étrangers, mais sur notre capacité à maîtriser la crise économique et financière de façon à éviter une catastrophe. En 2011, nous avons mesuré nos carences, nos impérities, notre manque de discernement : la crise de l’endettement est le produit du refus des gouvernements européens d’intégrer suffisamment leurs économies pour que la monnaie unique fût assise sur une convergences des politiques fiscales et budgétaires.

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