Le procès de Youssouf Fofana et de ses complices

Barbarie à Bagneux  Abonné

Publié le 18/07/2009
Le procès de Youssouf Fofana, assassin d’Ilan Halimi, et des 26 personnes qui étaient ses complices ou au courant du kidnapping, s’est ouvert mercredi dernier à Paris. Il devrait durer quatre mois. Il va nécessairement se dérouler dans un climat délétère : les avocats de la partie civile tenteront de démontrer quil s’agit d’un crime antisémite, ce qui semble évident aux observateurs les plus impartiaux ; et les avocats de la défense, dont certains ont défendu des islamistes intégristes, essaieront de trouver des excuses politiques aux accusés. Les débats se poursuivent à huis-clos, deux des acusés étant mineurs au moment des faits.

LA MANIFESTATION de la vérité est le plus souvent un accouchement douloureux. La famille du malheureux Ilan n’a que des coups à prendre dans une affaire où la seule reconstitution des faits la fera de nouveau plonger dans l’abîme de la douleur qu’elle a ressentie en 2006 ; où elle entendra à plusieurs reprises qu’Ilan n’est pas mort parce qu’il était juif mais par un simple concours de circonstances ; que Fofana n’avait nullement l’intention de tuer Ilan, mais seulement d’obtenir de l’argent.

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