Olmésartan : l’ANSM rappelle le risque d’entéropathies graves

Olmésartan : l’ANSM rappelle le risque d’entéropathies graves

Anne-Gaëlle Moulun
| 16.07.2014
  • Olmésartan : l’ANSM rappelle le risque d’entéropathies graves - 1

Dans un courrier adressé aux professionnels de santé, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de « prendre en compte le risque d’entéropathie, très rare mais grave, en cas de traitement par olmésartan ». Indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle, ce médicament est commercialisé sous les noms d’Alteis, Alteisduo, Axeler, Olmetec, CoOlmetec et Sevikar. L’ANSM souligne qu’il « peut entraîner des entéropathies sévères se traduisant par une diarrhée chronique sévère avec perte de poids pouvant entraîner une hospitalisation prolongée. D’autres symptômes peuvent aussi être observés comme des vomissements, une déshydratation avec insuffisance rénale fonctionnelle, une hypokaliémie, voire une acidose métabolique. L’entéropathie peut survenir plusieurs mois, voire plusieurs années après le début du traitement ».

La CNAMTS a réalisé une étude, transmise à l’ANSM en juillet, qui confirme l’existence d’une association entre l’exposition à l’olmésartan et les hospitalisations pour entéropathie. « Au regard de cette information, et de la description récente de cas similaires en France », l’ANSM recommande « qu’un avis soit pris auprès d’un gastro-entérologue devant des signes cliniques évocateurs d’entéropathie (diarrhée chronique sévère et perte de poids notamment). Si aucune autre cause ne semble être à l’origine de ce tableau clinique, l’olmésartan devra être arrêté et remplacé par un autre antihypertenseur. L’arrêt de l’olmésartan entraîne habituellement une amélioration des signes cliniques d’entéropathie chez les patients ». Les données de la CNAMTS confirment par ailleurs que seul l’olmésartan semble associé à une augmentation du risque d’hospitalisation pour malabsorption intestinale. « Pour les six autres sartans (candésartan, éprosartan, irbésartan, losartan, telmisartan et valsartan) ce surrisque n’a pas été retrouvé », précise l’ANSM.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
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