L’assurance-maladie lance des pistes pour réduire les coûts

L’assurance-maladie lance des pistes pour réduire les coûts

Mélanie Maziere
| 26.06.2014
  • L’assurance-maladie lance des pistes pour réduire les coûts - 1

Limiter le recours aux IRM, diminuer la durée des séjours en maternité, favoriser la chirurgie ambulatoire… Autant de pistes énumérées dans un rapport de l’assurance-maladie que son conseil d’administration doit examiner aujourd’hui. Le but est de limiter les dépenses de santé tout en réduisant les coûts, et ainsi répondre au cadre contraint fixé par le programme de stabilité 2014-2017. Les auteurs cherchent notamment à « éviter les examens et traitements non pertinents » et « favoriser les prises en charge moins onéreuses à qualité égale ». Parmi les propositions énumérées, le rapport envisage de réduire la durée de séjour en maternité, actuellement de 4,2 jours, en déployant le programme d’accompagnement après retour à domicile PRADO. Cela permettrait de s’aligner sur la durée de séjour moyenne des pays de l’OCDE, qui est de 3 jours. Le rapport pointe également un nombre particulièrement élevé d’IRM des membres inférieurs et se pose la question de leur pertinence puisqu’elles ne sont pas précédées d’une radiographie dans 50 % des cas alors que la Haute Autorité de santé le recommande. De plus, un accompagnement après retour à domicile permettrait de réduire la durée des séjours, le nombre de lits nécessaires et même parfois d’éviter les séjours en soins de suite et de réadaptation. L’assurance-maladie veut aussi améliorer le dépistage du cancer du sein, dont le taux reste insuffisant, et les délais d’accès à la chirurgie actuellement trop importants. Dans l’insuffisance rénale chronique, elle recommande de préférer la greffe rénale, ou bien, dans le cadre de la dialyse, de choisir celle qui peut se faire quotidiennement à domicile plutôt qu’en centre. Elle souhaite aussi un meilleur suivi du diabète et de l’hypertension artérielle, les deux causes principales de l’IRC terminale.

Plus globalement, les auteurs du rapport appellent à favoriser les interventions ambulatoires plutôt que les hospitalisations dès que cela est possible. Un second rapport, plus financier, sera examiné le 3 juillet par le conseil d’administration de l’Assurance-maladie, pour aider le gouvernement à préparer le budget de la Sécurité sociale qui sera présenté à la rentrée.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
Commentez 2 Commentaires
 
j-c d Pharmacien 26.06.2014 à 18h36

j'ai une idée toute simple : que le gouvernement affine un peu plus, dans la continuation des précédents gouvernants la politique de suppression des pharmaciens, supprimons aussi les médicaments, de Lire la suite

Répondre
 
JEAN-MARIE H Pharmacien 26.06.2014 à 18h21

On pourrait peut-être aussi rechercher des économies dans la gestion-même de la sécu, fusionner des caisses, informatiser beaucoup plus les traitements de dossiers, améliorer la productivité des Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE DE lequotidiendupharmacien.fr

add
camra

Grâce à l’informatique mobile Gardez un oeil sur votre officine

Lutter contre le vol, mais aussi observer sa pharmacie dans son quotidien depuis son smartphone est désormais facile. Mais si les technologies sont aujourd’hui au point, il faut porter son attention à certains obstacles règlementaires et éthiques. 1

Partenaires
image description
en partenariat avec EMS

Un projet de création, d'installation, de transfert ?

Retrouvez nos études réalisés par secteur qui vous aideront à valider vos choix grâce aux différents indicateurs recueillis.