Dramatique pénurie de médicaments au Venezuela

Dramatique pénurie de médicaments au Venezuela

Didier Doukhan
| 07.05.2014
  • Dramatique pénurie de médicaments au Venezuela - 1

Au Venezuela, la moitié des médicaments étaient en rupture de stock à la fin du mois de mars. Le pays dispose pourtant des plus importantes réserves de pétrole au monde, qui lui rapportent environ 100 milliards de dollars par an. « Il n’y a pas que les balles qui tuent, le manque de médicaments aussi ! », clame ainsi une pancarte brandie par une chirurgienne devant un hôpital de Caracas, épuisée par les pénuries de fournitures médicales. Car ces pénuries ne sont pas sans conséquences : la vie de neuf enfants a ainsi été mise en danger cette semaine dans un hôpital de la capitale en raison du manque de matériel de dialyse. 95 % des hôpitaux disposent d’à peine 5 % des fournitures dont ils ont besoin. « Le gouvernement ne s’est pas occupé de les doter », explique un médecin qui manifeste avec des collègues sur une place du centre de Caracas.

Depuis des années, patients, médecins, infirmières manifestent devant les hôpitaux publics contre les pénuries croissantes de matériels et de produits, dans leur immense majorité importés, et la détérioration des infrastructures. Mais sous le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro, héritier politique du défunt Hugo Chavez, décédé en mars 2013, la crise médicale s’est accentuée sous l’effet d’un manque croissant de devises, touchant également désormais le secteur privé.

Car les cliniques manquent de tout, en raison de la dette de quatre milliards de dollars qu’a accumulé à leur encontre le gouvernement, en retard dans le remboursement de devises aux importateurs du secteur de la santé, dans le cadre d’un strict contrôle des changes instauré en 2003. Selon le représentant de l’Association des cliniques et hôpitaux, Cristino Garcia, sur 1 000 fournitures médicales, 194 étaient en rupture de stock complète en mars et 90 en situation critique.

Le gouvernement avait annoncé en 2013 la création d’un « état-major de la santé » et investi 7,7 milliards de dollars dans le secteur. Mais le président Maduro a dû reconnaître que l’état général des hôpitaux demeurait « une honte ».

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
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