Premières fermetures d’officines pour cause d'infection au coronavirus

Premières fermetures d’officines pour cause d'infection au coronavirus

Pascal MARIE
| 26.03.2020
  • pharmacie

Particulièrement exposés au virus responsable du Covid-19, les pharmaciens d'Ile-de-France s'inquiètent pour leur santé et redoutent, pour certains, de devoir fermer leur officine s'ils tombent malades.

Devoir baisser le rideau de sa pharmacie parce qu'un ou plusieurs salariés sont infectés, c'est déjà une réalité pour une officine située en Ile-de-France. Un titulaire vient en effet de fermer temporairement son établissement suite à un soupçon de contamination chez un membre de l'équipe, une première dans cette région. Alerté sur ce cas, Bruno Maleine, président du Conseil régional de l'Ordre des pharmaciens (CROP), a reçu ces derniers jours plusieurs appels de la part d'officinaux dans la même situation et qui envisagent eux aussi de prendre cette décision. « Nous recensons actuellement le nombre de cas en Ile-de-France. Si des officines sont contraintes d'interrompre leur activité, nous devons nous assurer qu'un territoire ne sera pas totalement dépourvu. » Bruno Maleine tient donc à rappeler aux pharmaciens qui viendraient à fermer qu'ils ne doivent pas oublier de prévenir le CROP et l'agence régionale de santé (ARS) pour que ces derniers puissent « organiser le système de garde, garantir la continuité des soins et prévenir la population ».

Alors que les cas d'infections au Covid-19 augmentent de manière exponentielle en Ile-de-France, certains officinaux présentent des symptômes et continuent à venir travailler. « On ne peut pas être derrière le comptoir si l'on est positif. Si un membre de l'équipe est contaminé, il doit être isolé et les autres salariés doivent faire l'objet d'une surveillance. Si le titulaire est touché et travaille seul il doit trouver un remplaçant. Sinon, il peut s'appuyer sur son adjoint, quitte à diminuer les heures d'ouverture », précise le président du CROP d'Ile-de-France. Titulaire dans le Val-de-Marne, Bruno Maleine tient tout de même à rappeler qu'une meilleure distribution des masques aurait permis de mieux protéger les officinaux et leurs collaborateurs. « Quand on voit que les préparateurs ont été oubliés, on ne peut que le déplorer. »

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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