Histoire de la pharmacie - Le retable d’Issenheim au secours de l’ergotisme

Histoire de la pharmacieLe retable d’Issenheim au secours de l’ergotisme

Julie Chaizemartin
| 20.09.2018

Lorsqu’ils arrivaient hagards, à bout de force, tordus de douleurs devant l’immense retable d’Issenheim, ils s’en remettaient à Saint Antoine, leur dernier espoir de guérison. Là, le mal des ardents devait disparaître, miraculeusement.

  • retable deuxième ouverture
  • retable première ouverture
  • retable

Aujourd’hui, lorsqu’on s’assoit devant les trois ensembles monumentaux qui constituent l’incroyable retable d’Issenheim au musée Unterlinden de Colmar, on a du mal à imaginer que ce privilège était autrefois réservé aux membres du clergé et aux malades souffrant de la maladie de l’ergot de seigle. Mais le choc est le même. La Joconde de l’art allemand ne laisse aucun regard indifférent.

Réalisé entre 1512 et 1516 par le peintre allemand Matthias Grünewald et le sculpteur...

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