Vitalité et immunité - Médecines naturelles, une science avant tout

Vitalité et immunité

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État des lieux

Les vacances estivales sont loin et la fatigue se fait sentir. Entre le stress de la vie quotidienne, la perte de luminosité et les températures en baisse, nos organismes sont fragilisés et moins résistants face aux infections virales et bactériennes. Phytothérapie et aromathérapie peuvent apporter des solutions. 

Les toniques

Parmi les toniques, peuvent être citées en premier lieu toutes les plantes à vitamine C, dont les fruits sont riches en cette vitamine hydrosoluble. Il s’agit notamment du kiwi et des agrumes. La vitamine C favorise l’absorption digestive du fer et contribue ainsi à lutter contre l’asthénie. Les plantes médicinales seront :
– l’acérola (Malpighia glabra), sans doute la plus connue, qui donne un bon « coup de fouet » ;
– l’aronia à fruits noirs (Aronia melanocarpa), riche en minéraux, en vitamines C et B, également en antioxydants comme beaucoup de baies de couleur foncée ;
– le goji (Lycium barbarum) ;
– l’argousier (Hippophae rhamnoides) dont l’akène peut être conseillé chez l’enfant.
Les plantes à méthylxanthines, plus précisément à caféine, sont également souvent utilisées pour leur effet tonique stimulant. Un effet plus rapide, plus incisif qui en fait leur intérêt. Attention, toutefois, elles sont aussi cardiostimulantes d’où un risque de palpitations, de tachycardie et de difficultés d’endormissement ! Il s’agira :
– du caféier (Coffea arabica, Coffea canephora) ;
– du théier (Camellia sinensis) ;
– du guarana (Paullinia cupana) ;
– du kola (Cola nitida) ;
– du maté (Ilex paraguariensis).
 

Les plantes adaptogènes

Les plantes adaptogènes augmentent la capacité du corps à s’adapter aux différents stress, quelles que soient leurs origines. Elles agissent comme des régulateurs généraux des fonctions internes et augmentent la résistance de l’organisme de manière aspécifique. Ce sont des plantes à action de fond, le plus souvent riches en saponosides triterpéniques dont la structure proche de la structure stéroïdienne, explique leur action de stimulateur hormonal. Parmi les plus utilisées :
– le ginseng (Panax ginseng). Son usage comme agent prophylactique et de restauration pour l’amélioration des capacités mentales et physiques, dans les cas de faiblesse, d’épuisement, de fatigue et de perte de concentration et durant la convalescence, est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ;
– la rhodiole (Rhodiola rosea), encore appelée « ginseng de la toundra » du fait de son habitat : on trouve la rhodiole en altitude en Russie, en Scandinavie, au Québec, en Suisse ;
– l’ashwagandha (Withania somnifera) ou « ginseng indien », une des plus puissantes plantes adaptogènes ;
– l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) ou « ginseng de Sibérie » ;
– la schisandra (Schisandra chinensis), également dénommée « graine aux cinq saveurs », est aussi un bon stimulant pour la mémoire ;
– l’astragale (Astragalus membranaceus) ;
– le basilic sacré (Ocimum sanctum) ;
– le bacopa (Bacopa monnieri), neurostimulant : il aurait un intérêt dans les maladies neurodégénératives.
 

Les plantes immunostimulantes

Les plantes immunostimulantes renferment plusieurs substances et, notamment, des polysaccharides (échinacée, shiitaké, reishi, maitaké). Les polysaccharides sont de grosses molécules, peu dégradées dans les voies digestives, qui stimulent l’immunité au niveau des plaques de Peyer. D’autres molécules, d’action spécifique, renforcent l’activité immunostimulante via une synergie d’action avec les polysaccharides. Par exemple :
– l’échinacée (Echinacea angustifolia) contient également des alkylamides qui stimulent l’action des macrophages. En période hivernale, pour stimuler l’immunité, faire une cure d’un mois, puis utiliser de façon discontinue à raison de deux semaines par mois ;
– le shiitaké (Lentinus edodes) ;
– le lichen d’Islande (Cetraria islandica) est riche en pepsidones immunostimulantes et anti-infectieuses. Il sera particulièrement intéressant en cas de maladies pulmonaires ;
– le géranium du Cap (Pelargonium sidoides). Les tanins qu’il contient interfèrent avec l’adhésion virale et bactérienne des cellules hôtes, interrompant le cycle de l’infection ;
– les baies de sureau (Sambucus nigra) sont antivirales et stimulent la phagocytose. Elles renferment des flavonoïdes et des anthocyanosides à action antigrippale.
 

Et les huiles essentielles…

Il existe moins de certitudes car moins de travaux ont été réalisés. Malgré tout, certaines ont montré leur intérêt en pratique : le tea tree, le ravintsara. Le thym, le romarin, l’origan, le girofle ont certainement des propriétés intéressantes avec, le plus souvent, un effet préventif très marqué en tant qu’anti-infectieux et sans doute des propriétés immunostimulantes.
 

Les recommandations du Dr Jean-Michel Morel

Prévention de la grippe chez l’adulte
Mélanger 3 g d’huile essentielle (HE) de citron, 2 g HE de ravintsara et 1 g HE de thym à thymol ou à thuyanol dans 60 mL de teinture mère de propolis. Prendre 20 gouttes tous les matins.
En cas de syndrome grippal, la posologie peut être augmentée jusqu’à 20 gouttes six fois par jour pendant deux ou trois jours.
Ajouter éventuellement une des plantes précédentes pour une immunostimulation de fond.
 
Cette fiche a été réalisée avec la collaboration du Dr Jean-Michel Morel, médecin généraliste, président de la Société franc-comtoise de phytothérapie et d’aromathérapie, chargé de cours au Diplôme universitaire de phytothérapie et d’aromathérapie à la faculté de médecine et de pharmacie de Besançon, auteur du « Traité pratique de phytothérapie », éd. Grancher.
www.WikiPhyto.org et www.iftac.fr

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