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Pathologies ORL

État des lieux

Alors que la pharmacopée classique n’offre que peu de possibilités en prévention des pathologies ORL récidivantes, la phytothérapie et la gemmothérapie présentent un grand intérêt et sont source de plusieurs traitements de fond validés. L’aromathérapie complète les possibilités en constituant une solution éprouvée contre les pathologies aiguës ou en cas de surinfections fréquentes.

1.     En préventif

a)    Chez l’enfant
 
En période hivernale, les pathologies ORL sont fréquentes chez les enfants, notamment les rhinopharyngites et les otites. Les rhinopharyngites sont essentiellement virales et ne nécessitent pas d’antibiothérapie. Leur traitement classique repose sur le lavage de nez à l’eau de mer ou sérum physiologique et un mouchage fréquent. Pour autant, les surinfections et congestions sont fréquentes et peuvent conduire à des otites. Pour le Dr Jean-Michel Morel, il est donc préférable de traiter et les plantes offrent de nombreuses possibilités. En revanche, il conviendra d’orienter un enfant présentant les symptômes d’une laryngite vers son médecin traitant, certains cas pouvant être graves.
En gemmothérapie (macérats glycérinés de bourgeons ou macérats-mères), il sera ainsi possible d’utiliser :
– le cassis (Ribes nigrum). À privilégier en cas de processus inflammatoire, de fatigabilité. Il sera de préférence utilisé le matin du fait de son activité de stimulant cortico-surrénalien ;
– l’églantier (Rosa canina). C’est un décongestionnant à conseiller en cas de congestions répétées et localisées de type otites et rhinopharyngites chroniques ;
– le bouleau pubescent (Betula pubescens). À conseiller en cas d’écoulement nasal clair et aqueux, de « goutte au nez » ;
– l’aulne glutineux (Alnus glutinosa). Il traitera les écoulements épais et purulents.
 
À noter : En préventif chez l’enfant, les macérats glycérinés de bourgeons seront utilisés à raison de 1 goutte / kg de poids et par jour, et les macérats-mères à raison de 1 goutte / 10 kg de poids et par jour.
 
Une option intéressante consiste à associer ces traitements de fond à des plantes immunostimulantes.
 
b)    Enfants et adultes
 
Comme dans toute pathologie infectieuse, les plantes immunostimulantes seront conseillées en ORL. Il s’agira notamment de :
– l’échinacée (Echinacea angustifolia) dont les alkylamides stimulent l’action des macrophages et les polysaccharides augmentent la fabrication des anticorps par les lymphocytes ;
– le plantain (Plantago major). À utiliser de façon plus ou moins continue en cas de phénomènes congestifs et allergiques.
Les probiotiques, la propolis (chez l’adulte et l’enfant à partir de 12 ans, de préférence en gélule à avaler pour éviter la coloration des dents) seront éventuellement associés.
 

2.     En phase aiguë

En cas d’épisode viral, différentes plantes pourront être utilisées :
– la fleur de sureau (Sambucus nigra) en tisane (une cuillerée à café pour une tasse d’eau bouillante) ;
– les extraits de baie de sureau (Sambucus nigra). Très concentrés, ils constituent un bon antiviral ;
– le cyprès (Cupressus sempervirens), en extrait concentré, dont les tanins disposent de propriétés de blocage de la réplication virale.
 
Les huiles essentielles (HE) offrent également un choix très important et sont à associer en fonction de la symptomatologie (3 ou 4 HE maximum), éventuellement dans un sirop ou extrait fluide de propolis.
Face à une pathologie virale, il sera intéressant de conseiller l’huile essentielle de ravintsara ou de tea tree.
En cas de congestion des voies respiratoires hautes et basses, les huiles essentielles à cinéole (niaouli, eucalyptus radié ou globuleux, myrte) seront à privilégier.
Les huiles essentielles riches en monoterpènes comme le pinène (pin) ou limonène (citron) sont des trophiques respiratoires et permettent une restructuration des muqueuses enflammées.
 
À noter : Les huiles essentielles contenant des dérivés terpéniques ne doivent pas être utilisées avant l’âge de 30 mois (ANSM).
 
Cette fiche a été réalisée avec la collaboration du Dr Jean-Michel Morel, médecin généraliste, président de la Société franc-comtoise de phytothérapie et d’aromathérapie, chargé de cours au Diplôme universitaire de phytothérapie et d’aromathérapie à la faculté de médecine et pharmacie de Besançon, auteur du Traité pratique de phytothérapie, éd. Grancher.
www.WikiPhyto.org et www.iftac.fr

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