L’hiver est là : les défenses immunitaires à rude épreuve - Les défis de la nutrition

L’hiver est là : les défenses immunitaires à rude épreuve

État des lieux

Avec l’arrivée de l’hiver, il faut affronter le froid, les bactéries et virus, la baisse de la luminosité, les changements d’horaires... autant de facteurs qui mettent nos défenses immunitaires à rude épreuve, sans compter la fatigue et le stress que ces conditions peuvent engendrer.
Pour éviter les infections, il faut, d’une part, essayer d’éviter les contaminations (lavage de mains, éviter le contact avec les personnes malades et les « postillons »...) et, d’autre part, entretenir ses défenses immunitaires, ce qui permettra également de lutter contre le stress et la fatigue de la saison. 

Quelques conseils simples... mais très utiles
Un rapide interrogatoire permet de connaître les habitudes nutritionnelles de vos patients et de suspecter d’éventuelles déficiences en éléments impliqués dans les défenses immunitaires tels que les protéines, certains oligo-éléments (fer, zinc, sélénium) et les vitamines antioxydantes A, E et C, ainsi que la vitamine D. D’autant qu’en hiver, l’alimentation est souvent plus grasse, plus calorique, avec plus de féculents et moins riche en fruits et légumes verts.
Attention, aussi, à certaines populations davantage exposées que d’autres à de telles déficiences, comme les adolescents et les personnes âgées dont l’alimentation est souvent mal équilibrée et qui demandent donc une vigilance accrue.
Il ne faut pas hésiter, pendant cette période, à recommander une cure de 15 jours à 1 mois de compléments alimentaires à base de vitamines, minéraux, oligo-éléments et probiotiques. Ces derniers permettent en effet de rééquilibrer le microbiote intestinal, qui peut être déséquilibré, notamment, par une mauvaise alimentation (trop salée, trop sucrée, trop grasse et pauvre en fibres) ainsi que chez le sujet âgé.
Le manque de soleil en hiver est également source de déficience en vitamine D, sauf à manger au moins trois fois par semaine des poissons gras, ce qui est rarement le cas. On estime d’ailleurs que près de 80 % de la population présentent un déficit en vitamine D à cette saison (1). Le manque de vitamine D peut se traduire par une fatigue et une sensibilité accrue aux infections. Suggérez à vos patients de profiter du moindre rayon de soleil et, pour ceux qui pratiquent une activité sportive, de la faire si possible à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Chez vos patients fragiles, une ampoule de vitamine D buvable pour trois mois est recommandée.
Docteur Sophie Delaure
1. Vernay M et al. – Statut en vitamine D de la population adulte en France : l’Étude nationale nutrition santé (ENNS, 2006-2007). BEH 2012 ; 16-17 : 189-94.