Rosuvastatine, ézétimibe : pas de remboursement sans accord préalable

Rosuvastatine, ézétimibe : pas de remboursement sans accord préalable

Charlotte Demarti
| 26.09.2014
  • Rosuvastatine, ézétimibe : pas de remboursement sans accord préalable - 1

À partir du 1er novembre 2014, toute nouvelle prescription de médicaments renfermant de la rosuvastatine (Crestor) et de l’ézétimibe seul (Ezetrol) ou en association avec la simvastatine (Inegy) devra faire l’objet d’une demande d’accord préalable établie par le médecin pour que le patient puisse bénéficier du remboursement.

Le ministère de la Santé a pris cette décision inédite (publiée au Journal Officiel : texte 1, texte 2), considérant d’une part « le caractère particulièrement coûteux » de la prise en charge de ces spécialités (plus de 300 millions d’euros pour l’année 2013), et d’autre part, « le non-respect des recommandations de la Haute Autorité de santé », étant donné qu’il y aurait beaucoup de prescriptions ne respectant pas l’AMM de ces médicaments. Cette demande d’accord préalable ne concerne que les initiations de traitements, à savoir lorsque le patient ne s’est pas vu délivrer le médicament concerné depuis 6 mois.

Afin de vérifier que son patient entre bien dans les limites du remboursement, le médecin pourra s’appuyer sur les logigrammes d’aide à la prescription, qui sont rappelés dans les textes publié au Journal Officiel.

Cette nouvelle procédure, pourrait bien créer quelques désordres dans le remboursement. En effet, les médecins devront compléter un formulaire de demande d’accord préalable en ligne sur leur espace professionnel, ou par écrit et l’envoyer par courrier, puis attendre la réponse de l’Assurance-maladie… Au-delà de 15 jours sans réponse, le remboursement est tacitement accordé par la CPAM. Si l’accord est refusé, le médecin devra ajouter lui-même la mention « non remboursable » sur l’ordonnance. Pour le pharmacien, les choses pourraient être encore plus complexes, notamment si le médecin omet d’apposer la mention non remboursable… il lui faudra sans doute bien vérifier auprès du prescripteur que cet accord a été octroyé, afin de s’assurer d’être remboursé par l’Assurance-maladie.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
Commentez 8 Commentaires
 
virginie b Pharmacien 06.10.2014 à 11h26

c'est une blague ?

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THIERRY D Pharmacien 29.09.2014 à 17h43

Choc de simplification qu'il disait !?

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DANIELE C Pharmacien 28.09.2014 à 19h47

Je propose une chose :
toute prescription de ces médicaments à payer par le malade car on ne pourra jamais faire le tri de ceux qui ont ou qui n'ont pas le remboursement. Encore un délire de plus. Lire la suite

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MARIE-MANUELA D Pharmacien 26.09.2014 à 22h17

Comme d'habitude, on nous met en conflit avec les prescripteurs au lieu de faciliter nos relations de travail !!!

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valerie o Pharmacien 26.09.2014 à 17h34

Non mais où va-t-on, là ??!!
Je crois que je vais VRAIMENT partir élever des chèvres dans le Larzac....!!!

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JEAN PHILIPPE P Pharmacien 27.09.2014 à 08h25

moi ce sera dans le haut diois!

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