La contrefaçon de médicaments, un marché très lucratif

La contrefaçon de médicaments, un marché très lucratif

Charlotte Demarti
| 23.09.2014
  • La contrefaçon de médicaments, un marché très lucratif - 1

« La sécurité et la santé des populations africaines sont gravement menacées par l’invasion de médicaments contrefaits, souvent dangereux », alerte Bernard Leroy, président de l’IRACM (Institut national de recherche anti contrefaçon de médicaments). Malheureusement, la situation ne fait qu’empirer. D’abord, parce que le marché de la contrefaçon de médicaments est très lucratif, dix à 20 fois plus que le marché de la drogue ! Ensuite, car les risques encourus sont bien moindres : les sanctions pénales sont minimes, voire nulles. « Il semblerait même que, face aux atouts du marché de la contrefaçon de médicaments, certains cartels mexicains commenceraient à y regarder de plus près… » redoute le président de l’IRACM. Pour faire face à la situation, l’IRACM et l’Office Mondial des Douanes (OMD) ont mené conjointement trois actions coup-de-poing afin de saisir des médicaments contrefaits. Ces interventions ont permis de saisir 756 millions de médicaments contrefaits dans divers ports africains (en moins d’un mois cumulé en 3 ans). La dernière en date, Biyela 2, effectuée du 26 mai au 4 juin 2014 a permis de saisir 113 millions de produits pharmaceutiques illicites. Les médicaments interceptés sont essentiellement des analgésiques (32 %), des anti-inflammatoires (17 %), des anti tuberculeux (17 %) des antibiotiques (4,1 %) et des traitements des troubles de l’érection (4,6 %).

Très impliqués dans la lutte contre le trafic de faux médicaments, l’OMD et l’IRACM regrettent que l’ensemble des autorités nationales et internationales ne prennent pas conscience de l’ampleur de ce fléau. « Aujourd’hui les gouvernements ne réagissent pas. Il faut qu’ils soient proactifs et qu’ils élaborent des stratégies de lutte contre la contrefaçon, que les contrefacteurs soient sévèrement punis par la loi », avance Kunio Mikuriya, secrétaire général de l’OMD, qui évoque la nécessité d’organiser la lutte dans le cadre d’une coopération renforcée.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
Commentez 1 Commentaire
 
JEAN-MARIE H Pharmacien 23.09.2014 à 23h32

Pas de pb en France: la GMS garantira la traçabilité des produits avec toujours le souci du prix bas (il suffira de mettre le rayon des médicaments près de celui des steaks à la viande de cheval...) !

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE DE lequotidiendupharmacien.fr

add
Lactalis

À la Une Retraits de lots : objectif zéro défaut Abonné

À ce jour, aucun bébé ne se trouve en danger. Mais l’affaire du lait contaminé aurait pu très mal tourner. Elle révèle surtout que les systèmes d’alerte et de retrait de lots sont perfectibles. Et pas seulement dans la grande distribution puisque 44 pharmaciens ont été épinglés par la DGCCRF pour avoir détenu dans leurs officines des boîtes de laits concernés par les retraits de lots. Commenter

Partenaires
image description
en partenariat avec EMS

Un projet de création, d'installation, de transfert ?

Retrouvez nos études réalisés par secteur qui vous aideront à valider vos choix grâce aux différents indicateurs recueillis.