Soins de proximité : les dissensions persistent

Soins de proximité : les dissensions persistent

Anne-Gaëlle Moulun
| 25.07.2014
  • Soins de proximité : les dissensions persistent - 1

Malgré la signature d’un point d’étape mercredi dans le cadre des négociations sur les soins de proximité, les dissensions ne sont pas toutes apaisées. Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) se dit « satisfait que les choses avancent » et notamment que l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) ait décidé d’ouvrir le débat. Néanmoins, lors des futures discussions, il souhaite insister sur deux problèmes épineux : « les sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires ne sont pas satisfaisantes, car les pharmaciens rencontrent des problèmes avec la TVA, qui les empêchent parfois d’intégrer ces structures. Et par ailleurs, il manque un projet dans les priorités de l’assurance-maladie, sur la prise en charge du vieillissement. Ce défit ne se relèvera que grâce à la coordination », estime-t-il.

De son côté, l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), souligne qu’elle n’a pas signé l’Accord carde interprofessionnel (ACIP). « Bien que favorable un accord-cadre interprofessionnel dans l’intérêt du patient, l’UNPF s’oppose à une mainmise de l’assurance-maladie sur les professionnels de santé libéraux », déclare l’UNPF. Le syndicat refuse également « qu’une seule organisation syndicale puisse engager l’ensemble de la profession ». Il ne juge « pas satisfaisant » le projet de protocole présenté par l’assurance-maladie et s’oppose à « la mise en place d’une interprofessionnalité subordonnée aux médecins ». L’UNPF souhaite que « les équipes de soins se constituent autour du patient, en fonction de sa pathologie et non en fonction du médecin traitant ». Le syndicat prévient également qu’il sera « très attentif à la notion de responsabilité incombant aux professionnels de santé libéraux et aux moyens qui seront mis en œuvre pour financer les missions interprofessionnelles. Il est hors de question que les professionnels de santé libéraux subissent le transfert des coûts de l’hôpital vers la ville », insiste l’UNPF.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
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