Le cri d’alerte du président de GSK France

Le cri d’alerte du président de GSK France

25.06.2014
  • Patrick Desbiens, président de GSK France

C’est un cri d’alerte que lance le président de GSK France, Patrick Desbiens, dans le journal « Les Échos ». L’industriel est particulièrement inquiet face aux économies demandées par le gouvernement à l’assurance-maladie entre 2015 et 2017. « Pendant longtemps, la France a créé et entretenu un écosystème de l’innovation offrant un cadre prévisible et accueillant aux innovations pharmaceutiques, incitant ainsi l’implantation de la recherche et des usines sur son sol, indique-t-il. Cet environnement positif n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir ! » Et de rappeler que, notamment sous l’effet de baisses de prix « incessantes », le médicament a contribué, entre 2005 et 2013, à plus de 50 % des économies demandées, alors qu’il ne pèse que pour 15 % dans les dépenses de santé. Patrick Desbiens pointe également une fiscalité générale et spécifique la plus lourde d’Europe et un accès au marché excessivement long et complexe. « Alors, comment faire croire à notre industrie au « choc de compétitivité » promis par le gouvernement ? demande le président de GSK France. La contradiction entre l’incantation à la compétitivité et la réalité de la régulation comptable envoie un signal néfaste aux groupes pharmaceutiques internationaux implantés sur le sol français. » Il ajoute : « L’industrie du médicament a besoin de cohérence et de choix clairs. Elle ne peut plus être considérée comme la variable d’ajustement massif des comptes sociaux. Poursuivre dans cette voie, c’est la condamner à un irrémédiable déclin. »

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
Commentez 6 Commentaires
 
Laurent S Pharmacien 26.06.2014 à 10h27

Les évidences économiques sont volontairement ignorées par nos politiques qui choisissent la facilité plutôt que l'efficacité.

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b p Pharmacien 25.06.2014 à 18h19

Rien à rajouter tout est dit. On remarque quotidiennement que les labos lâchent notre pays vu la liste des médicaments manquants qui ne cesse de grossir semaines après semaines.

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Hervé C Pharmacien 25.06.2014 à 17h53

Le déclin a déjà commencé... cf. les incessantes ruptures de stock. Et pour répondre à eric f : eh bien si, les choses bougent mais pas positivement... cf. le déclin des effectifs de l'industrie Lire la suite

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MARIE R Pharmacien 25.06.2014 à 17h45

Baisse de marge, baisse de prix, cela s'appelle la déflation ; bien pour les riches, les épargnants, et catastrophique pour ceux qui emploient qui travaillent ; seule l'inflation favorise Lire la suite

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XAVIER R Pharmacien 25.06.2014 à 17h04

La meilleure façon de ne pas mécontenter les Français en terme de santé, c'est d'agir sur le prix du médicament car cette méthode est totalement indolore contrairement à toute autre réforme notamment Lire la suite

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