L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer

L’immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer

Didier Doukhan
| 03.06.2014
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L’immunothérapie est à l’honneur au Congrès mondial de cancérologie qui se tient cette semaine à Chicago. Cette nouvelle approche thérapeutique consiste à stimuler le système immunitaire du patient pour qu’il s’attaque au cancer. Une démarche qui a déjà remporté quelques victoires, notamment dans le traitement du mélanome. « Le génie de cette approche consiste dans le fait qu’elle est plus sélective et qu’elle produit des rémissions durables pas seulement parmi une poignée de patients mais chez un grand nombre souffrant d’un mélanome métastasé ce qui est vraiment révolutionnaire », a expliqué lundi le Dr Steven O’Day, professeur adjoint de médecine à l’université de Californie du Sud, en commentant devant la presse les résultats des derniers essais cliniques en immunothérapie présentés à la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). Au-delà de la thérapie des mélanomes, ce qui est vraiment nouveau, c’est que pour la première fois, des progrès significatifs contre d’autres types de cancers avec des tumeurs « solides » très difficile à traiter sont réalisés grâce à l’immunothérapie. Ainsi, un petit essai clinique a révélé une rémission sans précédent de deux jeunes femmes atteintes d’un cancer métastasé du col de l’utérus après une immunothérapie ciblant des papillomavirus (HPV) dans la tumeur. Un autre essai clinique de phase 1 montre une efficacité encore plus grande en combinant deux de ces anticorps, le Yervoy et le Nivolumab du laboratoire américain Bristol Meyers Squibbs. Ce cocktail a permis une survie sans précédent de trois ans et demi chez des malades atteints d’un mélanome métastasé inopérable.

Approuvé en 2011 par l’Agence américaine des médicaments (FDA), le Yervoy ou ipilimumab, a été la première immunothérapie à prolonger de façon significative la survie des malades avec un mélanome avancé, forme la plus mortelle du cancer de la peau. Cette molécule dope le système immunitaire en bloquant l’activité d’une protéine appelée CTLA-4. Celle-ci est utilisée par les cellules cancéreuses pour déjouer le système immunitaire.

Ces résultats ont déclenché une course parmi les grands groupes pharmaceutiques pour mettre au point une molécule capable de bloquer la protéine PD-1 dans le système immunitaire. Le marché potentiel de l’immunothérapie est estimé à quelque 35 milliards de dollars, selon des experts.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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