Fusions et acquisitions : l’industrie pharmaceutique en ébullition

Fusions et acquisitions : l’industrie pharmaceutique en ébullition

23.04.2014
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Après l’annonce, hier, de transactions à plus de 20 milliards de dollars entre Novartis, GlaxoSmithKline et Eli Lilly, les grandes manœuvres se poursuivent dans l’industrie pharmaceutique. Des rumeurs font état d’un mariage à 101 milliards de dollars entre le numéro un mondial, l’Américain Pfizer, et le Britannique AstraZeneca. Si elle se concrétisait, cette opération serait la plus grosse fusion jamais réalisée dans le secteur. Une OPA à plus de 45 milliards de dollars par le Canadien Valeant est également annoncée sur Allergan, le fabricant du Botox. Selon le cabinet d’études américain spécialisé en fusions et acquisitions Dealogic, le total des transactions dans l’industrie pharmaceutique mondiale s’élève à 144 milliards de dollars depuis le début de l’année, le plus haut niveau depuis cinq ans. « La pharmacie est en mode consolidation », estime un analyste chez Barclays. Ces grandes manœuvres sont en train de redessiner le paysage de la pharmacie, explique-t-il. D’un côté, les grands laboratoires se réorganisent en cédant des activités jugées peu rentables pour se renforcer dans les créneaux à fort potentiel comme l’oncologie, la diabétologie et les maladies rares. De l’autre, les fabricants de génériques et les groupes pharmaceutiques de taille moyenne veulent grossir. Pour ce faire, ils se lancent dans des achats effrénés. Le suisse Novartis est en train de se recentrer sur l’oncologie, la pharmacie et l’ophtalmologie, quand le Britannique GlaxoSmithKline joue à fond la carte des vaccins et des médicaments grand public. On prête au numéro un mondial, l’Américain Pfizer, des ambitions dans l’oncologie et les maladies rares, des créneaux où il est peu présent malgré sa taille. L’Américain Merck veut se débarrasser de son activité OTC, qui intéresse de nombreux rivaux comme le Français Sanofi. Cette ébullition s’explique par l’expiration de nombreux brevets qui tombent dans le domaine public, notamment sur des blockbusters. Dans ce contexte, les fusions et acquisitions, qui génèrent souvent d’importantes synergies, sont l’opportunité pour certains laboratoires de réduire leurs coûts en supprimant les doublons.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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