Les diabétiques réclament la prise en charge des capteurs de glucose en continu

Les diabétiques réclament la prise en charge des capteurs de glucose en continu

Jacques Gravier
| 13.03.2014
  • Les diabétiques réclament la prise en charge des capteurs de glucose en continu - 1

Plusieurs associations de patients diabétiques réclament le remboursement par l’Assurance-maladie des dispositifs de lecture du glucose en continu. Le surcoût pour l’Assurance-maladie serait de l’ordre de 3 000 euros par an et par patient selon le Pr Éric Renard, chef du service de diabétologie au CHU de Montpellier. « Nous souhaitons alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de permettre aux patients diabétiques d’accéder aux technologies innovantes, en particulier à la lecture du glucose en continu », indique Gérard Raymond, secrétaire général de la Fédération française des diabétiques (FFD) à l’occasion du Congrès de la société francophone du diabète qui se tient à Paris jusqu’à vendredi. Des capteurs de glucose ont été développés ces dernières années pour permettre aux patients souffrant d’un diabète mal équilibré de visualiser en permanence l’évolution de la glycémie. Selon la FFD, quelque 15 000 patients pourraient bénéficier de ce dispositif qui, faute de prise en charge, n’est utilisé que par environ une centaine de patients en France, alors que 120 000 diabétiques l’utilisent à travers le monde et qu’il est remboursé dans quatre pays européens (Suède, Pays-Bas, Slovénie et Italie). Le dispositif s’adresse principalement aux patients atteints d’un diabète de type 1. Pour calculer leur besoin en insuline, les diabétiques peuvent actuellement être amenés à faire jusqu’à une dizaine de « dextros » (prélèvement d’une goutte de sang au doigt et analyse immédiate dans un glucomètre) par jour. Le capteur de glucose en continu permet d’anticiper les hyperglycémies tout comme les hypoglycémies sévères et d’adapter rapidement les doses d’insuline nécessaires y compris la nuit, puisque l’appareil est à une pompe à insuline, souligne M. Raymond.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
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