La mort de Philippe Séguin - Un homme d’État intègre

La mort de Philippe SéguinUn homme d’État intègre

11.01.2010

Premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin est mort, à l’âge de 66 ans, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Sa disparition a provoqué une très vive émotion nationale. Aucune voix, à droite ou à gauche, ne s’est élevée pour contester le rôle politique qu’il a joué pendant ces trente dernières années : l’ancien président de l’Assemblée n’a reçu que des éloges posthumes. De son vivant, M. Séguin n’avait pourtant pas obtenu un tel consensus : dans sa carrière, il a souvent rencontré des difficultés. Ce paradoxe s’explique par son caractère. Il est resté intègre jusqu’au bout, ce qui n’est pas le meilleur moyen de réussir.

  • Un homme d’État intègre - 1

ON NE PEUT rien ajouter au déluge de louanges qui, depuis quatre jours, tombent des lèvres de tous les hommes et de toutes les femmes politiques. Jusqu’à Jean-Marie Le Pen qui a vanté le patriotisme de Philippe Séguin. Quand il a été élu député des Vosges en 1978, il est tout de suite apparu comme le chef de file d’une « nouvelle race » de gaullistes et on le présente encore aujourd’hui comme un « gaulliste social ». Ce n’est pas du tout une fausse caractérisation, mais Philippe Séguin...

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